Duffy - Warwick Avenue

Duffy - Warwick Avenue
J'aime beaucoup le mot "gargantuesque".
On n'a pas souvent l'occasion de le placer dans une conversation.




On est les enfants oubliés de l'histoire mes amis. On a pas de but ni de vraie place, on a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c'est nos vies. La télévision nous a appris à croire qu'un jour on serait tous des millionnaires, des dieux du cinéma ou des rockstars mais c'est faux ! Et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment, vraiment plein le cul. On est des sous-produits d'un mode de vie devenu une obsession.

Dans un monde noir et blanc, seul les étoiles sont en couleurs


Si les enfants veulent tous devenir astronaute c'est pour se barrer de cette Terre où ils devront vivre toute leur vie. Ensuite ils grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5.5 en Math. Écoutent du Black Métal et vomissent la bière vendue par pack de 30. Ils se haïssent eux mêmes sans trop savoir pourquoi. Le lycée leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope et du suicide. Ceux qui auront leur bac se ruineront en Malibu-Coca. Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin. Ils voient un peu mieux l'avenir, parce qu'il n'y en a pas. Ils se psychanalysent eux même découvrant que tous ça,ce n'est peut être pas seulement de leur faute. Alors on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool. Ils achètent des T-shirt avec des étoiles rouges, et trouvent le mot Révolution très beau. Ça ressemble à Revolver, mais surtout à Évolution.Ils arrêtent de manger du Mac Do, refusent d'être français, ne regardent plus la météo, de toute façon demain, il pleuvra. Le doute se mêle à leurs tentatives, vaines forcément. Pourquoi refaire le monde, puisqu'il va péter ? Et puis ils se rendent compte que boire une bière fraiche avec une belle brune ce n'est pas si mal. Le regard d'une fille d'une fille vaut mieux qu'un combat perdu d'avance. L'amour pas la guerre, ce genre de conneries. On emmerde une dernière fois la société, on revend son poster du Che. Cette fille devient notre femme, la bière fraiche devient votre bide. On s'entasse dans un meublé qu'il faudra payé. Un boulot et puis une bagnole avec l'ouverture centralisé et la clim en option. On économise pour Noël et un peu de soleil à la plage. On devient gros, moche, aigri. Les petits cons arrêtent de jouer dans notre pelouse et on se souvient qu'avant on avait des projets, on se souvient...On était jeunes, pleins d'idées, tout ça pour rien, parce que maintenant on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé. Alors, avant de mourir, on va voir son petit fils. Il veut devenir astronaute.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 14:23

Modifié le lundi 10 novembre 2008 15:18

James Morrison - Wonderful world

James Morrison - Wonderful world
Je sens enfin les beaux jours arrivés.




Elle est abonnée à Marie Claire. Dans Le nouvel Ob's elle ne lit que Brétécher. Le monde y a longtemps qu'elle fait plus semblant. Elle a acheté Match en cachette c'est bien plus marrant. Au fond de son lit un macho s'endort. Qui ne l'aimera pas plus loin que l'aurore. Mais elle s'en fout, elle s'éclate quand même. Et lui ronronne des tonnes de "je t'aime". Elle rentre son ventre à chaque fois qu'elle sort. Même dans "Elle" ils disent qu'il faut faire un effort. Elle fume beaucoup elle a des avis sur tout. Elle aime raconter qu'elle sait changer une roue. Elle avoue son âge celui de ses enfants. Et goûte même un petit joint de temps en temps.





.P. .E. .A. .C. .E.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 17:18

Modifié le lundi 10 novembre 2008 15:14

Fatiguée mais debout, le sourire malgré les coups.

Je suis la solitaire, seule même parmi les miens Seule dans cette ère qui m'étouffe comme le silence de mes chagrins Seule parce que mes pas arrivent de loin Fatiguée mais debout, le sourire malgré les coups avant que je m'écroule j 'tiens pour combien de temps? Mon passé, un boulet que je traîne mais qui m'aplatit quand soudain ma vie devient pente, Ou pire, à chaque virage m'entraîne dans le ravin Écoute, je coule dans le poison mais j'accepte si sonne la Fin Je suis la solitaire, vagabondant dans la Vie Vagabondant dans dans la Vie Vagabondant dans les villes, jamais très très loin du vide Des n½uds dans le bide me rappellent ce vide que rien ne comble Et quand le bien me trompe alors là plus rien ne compte ! Alors laisse moi dans mon coin! Je ne veux partager ma douleur C'est pour ton bien car la souffrance me tape à toute heure Par pudeur ou par crainte m'enveloppe ce silence Je n'ai vu que les violences du système donc excuse mon manque de nuance Cavale sans fin, je ne peux lâcher les amarres Mon Dieu, je lâche prise mon âme si torturée a mal Ma hargne, rien ne l'adoucit : vois l'époque déglingué Malgré les larmes on a tous ri quand la paix s'est flinguée Ma vie un braco et mon passé m'a tout pris A pris la fuite comme mon c½ur poussant mon bonheur dans l'oubli Et quand ma foi roupille, la rage me malmène, me cane même Ô mon Dieu, pardonne mes failles et mes calvaires Je m'égare vers la perte, est-ce un suicide inconscient? Ne me parlez pas d'hérédité, je ne sais même pas de qui je porte le sang... Péter les plombs, ça s'accentue quand tu dors sous les ponts J'ai fuit le désert mais j'ai encore du sable mouvant sous les pompes Enfant de dehors, j'y suis arrivée candide... Y a que la lune qui peut me comprendre ou me consoler car elle m'a vu grandir La Vie m'a jetée dans la nuit et puis m'a laissée seule Je suis la solitaire, même avec le coeur rempli de mes frères et soeurs... J'ai vu le pire du pire de près Pas de jardin secret, un champ de plaies Chère Etoile j'ai peur, alors chante s'te plait! M'abandonne pas dans les tourments de ma tête J'ai peur, m'abandonne pas, je suis perdue sans ton aide Je suis la solitaire... mais qui peut comprendre? Je n'ai même pas les mots pour exprimer ce que j'aimerais faire entendre Mon instinct de survie m'ordonne de prendre le large De tout plaquer, le rap y compris, car je sais qu'ici je finirai barge! Et pendant que la paix fait sa radine ce monde nous baratine Je suis pas chez moi ici, mon coeur coincé en Amérique Latine Maintenant je sais... même si l'océan nous sépare J'entends tes pleurs, ta rage, tes peurs et ton espoir Je suis avec toi ! Et je manquerai pas à l'appel J'ai le mal du pays, c'est bizarre car je le connais à peine Je suis la solitaire sans terre et sans attaches Y'a que le rap qui me tient en laisse et qui me retient quand je m'arrache La liberté, je l'ai vue qu'à travers une serrure J'ai mal aux nerfs! Ai-je trop tapé contre les murs de ma cellule? Je rêve de répit mais la mort vit à ses dépends Ma vie m'épuise et la fatigue me renvoie à squatter les bancs J'ai crié "sortez des rangs! " Mais avec l'âge tous finissent par y rentrer et je reste là face à ces adhérents Alors je continue ma route en solitaire Toujours, j'ai pas choisi, mais j'continue avec la foi frère Donc laissez moi en paix si vous ne comprenez pas Le système m'a exclue, maltraitée, je n'y rentrerai pas!!! Je suis la solitaire, le fardeau à l'épaule En quête d'enseignement mais certainement pas ceux qu'on apprend à l'école Je crois en Dieu malgré l'époque En la Vie et je me battrai! J'ai la tête dure, demandez à mes potes! Ma foi infalsifiable Je lis dans les signes de la vie, quoi! Tu ne les penses pas si fiables?! Alors laisse tomber, car seule l'intuition me guide Et la paix séjourne en moi lorsque mes impulsions me quittent La colère ma meilleure ennemie Ô Seigneur aide-moi... De ma mémoire elle veut ma peau s'il te plait reste prés de moi... J'ai de moins en moins de force je me perds dans ces années J'suis jeune mais tellement vieille mais comme on dit : on fait aller... Malgré le trouble dans le crâne, le doute dans le " Graal " A cran mais où est le diable qu'on le crame! Ce monde clame de drôles de valeurs sans valeureux soldats Ici ces bâtards sèment le malheur et boivent du sang dans leur soda C'est la routine! On m'a souvent dit : ma s½ur, Mais prends cette pince monseigneur Puisque le bonheur a fermé la boutique! Née dans un monde qui m'a nourri à la broutille A voulu m'abrutir ! Adorer l'argent qui n'est qu'un outil?! Pfffffff, laisse-moi dans ma marge! Le c½ur plein de foi même si parfois je me perds un peu dans ma marche La nuit, j'entends des cris,Des bouts de passé, des rêves détruits, Détritus de ma mémoire éprise de tristes échos nourrissant ma déprime Et puis je ferme les yeux fort Attendant que les anges viennent me parler dans mon sommeil pour un peu de réconfort Le moral en baisse et en baisse, le fond m'attend Les années passent et moi j'encaisse et j'encaisse mais jusqu'à quand ? Car déjà mon âme titube Mets tes menaces dans ton cul, Mr le gendarme Tu peux taper j'ai l'habitude ! La douleur physique anesthésiée par celle intérieure Qui me détériore, accuse parfois mon existence d'erreurs Alors je m'élève seule les mains vers le ciel Incomprise et prise à la gorge par cette merde de siècle! Je suis la solitaire, tu sais celle que l'on prend Pour une sauvage, que le monde pointe du doigt mais que personne ne comprend Je suis la solitaire, parfois esclave de mes tourments Instable dans la routine mais toujours à l'aise dans le mouvement Je suis la solitaire, amoureuse de l'imprévu Être riche et esclave, moi je préfère être libre et à la rue Je suis la solitaire, celle qui n'écoute pas les ordres Seule dans cette époque, seule mais en paix avec les autres.
Fatiguée mais debout, le sourire malgré les coups.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:24

Girls Just Wanna Have Fun.

 Girls Just Wanna Have Fun.
Voici la mort du ciel en l'effort douloureux
Qui lui noircit la bouche et fait saigner les yeux.
Le ciel gémit d'ahan, tous ses nerfs se retirent,
Ses poumons près à près sans relâche respirent.
Le soleil vêt de noir le bel or de ses feux,
Le bel oeil de ce monde est privé de ses yeux ;
L'âme de tant de fleurs n'est plus épanouie,
Il n'y a plus de vie au principe de vie :
Et, comme un corps humain est tout mort terrassé
Dès que du moindre coup au coeur il est blessé,
Ainsi faut que le monde et meure et se confonde
Dès la moindre blessure au soleil, coeur du monde.
La lune perd l'argent de son teint clair et blanc,
La lune tourne en haut son visage de sang ;
Toute étoile se meurt : les prophètes fidèles
Du destin vont souffrir éclipses éternelles.
Tout se cache de peur : le feu s'enfuit dans l'air,
L'air en l'eau, l'eau en terre ; au funèbre mêler
Tout beau perd sa couleur.



# Posté le jeudi 01 janvier 2009 13:56

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 14:06